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La retraite: revue et corrigée

Depuis la parution du rapport D’Amours en 2013, le sujet de la retraite prend de plus en plus de place, aussi bien dans nos discussions que dans les média.

Certains prétendent que tout est bien dans le meilleur des mondes, alors que d’autres clament qu’il faut revoir de fond en comble nos systèmes de retraite afin d’en assurer la pérennité. Les régimes à prestations déterminées (ou régimes à promesse déterminée) sont re-questionnés et leur financement mis en doute.

Statu quo ou non ?

Il est normal que les participants à des régimes à prestations déterminées souhaitent ardemment conserver leurs acquis, car les avantages accumulés peuvent représenter une petite fortune ; mais la principale raison pour laquelle le statu quo ne peut plus faire partie de la solution provient du fait que la situation a changé drastiquement depuis la mise en place de ces régimes.

Il y a de cela 25 ans

En 1986, l’espérance de vie d’un homme de 65 ans était de 15 ans et pour une femme de 19,2 ans. Pour chaque 10 000 $ de revenu de retraite, en 1986, un homme avait besoin de $126 909*.

En 2012, un homme de 65 ans voyait son espérance de vie augmentée à 19,1 ans et une femme à 22 ans*, une augmentation du nombre d’années de retraite de 28 % pour les hommes et de 18 % pour les femmes, alors que durant la même période, le taux de rendement des obligations gouvernementales a diminué drastiquement.

Ces changements font en sorte qu’au lieu d’avoir besoin de $ 126 909 pour capitaliser sa rente, le même homme avait besoin d’un capital de $ 168 242* en 2012. N’oublions pas que l’on parle ici d’une personne qui prend sa retraite à 65 ans.

Retraite à 55 ans ou avant

Sachant que l’on aura besoin de près de $ 700 000 pour profiter d’une rente indexée de $ 40 000 à 65 ans, il n’est pas très difficile de calculer qu’en prenant sa retraite à 55 ans ou avant, notre retraité de 55 ans devra compter sur un capital évalué à près du double de celui de 65 ans, soit de plus de 1 million de dollars. Et tout ceci en supposant qu’il a 50 % des chances de survivre à son capital.

Le futur

Ces constatations nous indiquent très clairement que des ajustements majeurs devront être apportés à plusieurs des régimes en place pour assurer leur survie.

Des changements mineurs et progressifs feront désormais partie du paysage des fonds de pension. Les régimes à prestations déterminées (à promesse déterminée) ressembleront plus à des régimes à prestations variables déterminées au cours des années futures, afin de respecter les nouveaux paradigmes.

*Source : Les Québécois sont-ils prêts pour leur retraite? Conseiller.ca sept2014 Denis Preston, CPA, CGA, FRM, Pl.Fin. IQPF

Pour plus d’information:

Michel Roy

Planificateur financier, Conseiller en sécurité financière
Pour Les Assurances Boivin inc. et Groupe Action Financière Québec
Représentant en épargne collective auprès d’Investia Services Financiers
Tél. : 418 624-0850 / mroy@monplanif.ca

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