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Être écologique par égoïsme? Pourquoi pas!

Probablement à l’instar de plusieurs autres fervents écologistes, je me suis souvent dit que le jour où l’impact du délaissement environnemental affectera le quotidien et la qualité de vie d’une majorité d’individus, l’effort écologique deviendra une priorité. L’être humain semble ainsi fait qu’il est indifférent à ce qu’il ne l’affecte pas directement.

Or, la dégradation de l’environnement et ses effets pervers nous affectent bel et bien! Mais alors, pourquoi n’est-ce pas un plus grand incitatif que cela?

Si j’avais à prendre une chance en tentant de donner une réponse, je dirais que nous ne sommes, collectivement, pas assez conscients de l’impact de ces changements environnementaux.

Sur ce, je vous propose au moins trois bonnes raisons égoïstes pour être plus écologique :

1. Vivre plus vieux et en santé

Rappelons que la principale source des émissions de gaz à effet de serre provient de la production de viande et de produits laitiers. Le régime alimentaire carné est à ce point problématique pour l’environnement que l’on peut affirmer qu’il est plus écologique de manger un seul repas végétalien par semaine que de manger toute une semaine des produits locaux.

Et être écologique au niveau de l’alimentation est une excellente manière d’améliorer sa santé et son espérance de vie. En effet, de plus en plus d’études pointent vers les effets ultra bénéfiques pour la santé d’un régime alimentaire exempt de produit animal, allant de la protection contre les maladies cardio-vasculaires, en passant par la prévention du diabète jusqu’à la diminution des symptômes de la dépression !

Par exemple, plusieurs études récentes indiquent que les deux aliments améliorant le plus les chances des personnes atteintes du cancer du sein de survivre, de même que pour le prévenir, sont le lin et le soya, ce dernier étant très prisé par les végétaliens en raison du fait qu’il est une source de protéine végétale complète.

2. Prévenir les allergies

Selon plusieurs experts tels que le docteur M. Greger, une alimentation à base de plante peut également réduire le risque de développer certaines allergies, dû au fait que certains éléments de produits carnés et laitiers (pensons entre autres aux antibiotiques présents dans la viande) agissent comme un déclencheur à une réaction allergique.

Crédit photo : L Photo and Video /Shutterstock

Crédit photo : L Photo and Video /Shutterstock

En seulement quelques années, les cas d’allergies sont de plus en plus fréquents partout dans le monde au point où aux États-Unis seulement, le nombre d’hospitalisations dû à une réaction allergique chez des enfants de moins de 18 ans a doublé en l’espace de trois ans seulement.

Dans un système de santé universel comme le nôtre, l’alimentation a donc également un coût économique.

3. Le coût de l’inaction

Un des rapports en environnement des plus incontournables est certainement le Stern Review on the Economics of Climate Change .

Dans ce rapport de 700 pages, datant de 2006 et écrit par l’économiste Nicholas Stern pour le gouvernement britannique, l’auteur y défend notamment que les coûts relatifs à ce que représenterait une action immédiate importante pour contrer les changements climatiques seraient excessivement moindres que les coûts éventuels engendrés par notre inaction d’aujourd’hui.

Au niveau de l’économie seulement, la négligence environnementale risque de faire augmenter le taux de chômage dans le secteur de l’agriculture ainsi que des industries agroalimentaires, en raison des récoltes de plus en plus vulnérables au climat inhabituel ainsi que de la raréfaction de l’eau en général, et plus encore de l’eau non polluée.

Tôt ou tard, nous devrons faire la transition vers une économie réduite en énergie fossile et en technologies hautement plus efficaces.

Et bien que cette transition peut avoir un certain impact négatif sur le degré de compétitivité, il ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit également d’une belle opportunité pour accroître notre savoir-faire dans d’autres secteurs tels que celui des énergies vertes.

 

Pour plus d’information:

Emmanuelle Gauthier-Lamer
Enseignante en philosophie, Collège
de Valleyfield
emmanuelle.glamer@gmail.com

 

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