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Stratégie d’aménagement durable des forêts. Source d’inquiétude ou pas?

Lorsque Québec a adopté son nouveau régime forestier en avril 2013, les inquiétudes étaient palpables tant chez les employés du milieu forestier que chez les industriels. Et personne n’avait tort. Les prix du bois ont baissé de plus de 20 % depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi.

Or, depuis le Rendez-vous national de la forêt québécoise, qui s’est déroulé en novembre dernier, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, s’est engagée à publier la Stratégie d’aménagement durable des forêts cette année. De plus, un appel de projets pour la création de projets pilotes de taille limitée a été lancé en janvier.

À ce jour, l’accueil de cette stratégie semble favorable dans tous les milieux de l’industrie forestière. «Cette stratégie pourra intégrer la vision et les orientations du Rendez-vous, entre autres, en matière de production de bois et d’intensification de l’aménagement forestier. Nous investirons 50 millions de dollars sur trois ans pour la mobilisation et la valorisation de la main-d’œuvre», indique la ministre Ouellet.

30 % des emplois syndiqués ont disparu et les conditions de travail ont diminué entre 15 et 25 %  – Renaud Gagné, directeur adjoint, Unifor

Les réactions à cette politique gouvernementale n’ont pas tardé. Au syndicat Unifor, on promet de veiller au grain au cours des prochains mois pour que des mesures concrètes en découlent. «Cette situation aurait dû être corrigée bien avant l’entrée en vigueur du régime forestier, alors nous trouvons qu’il était plus que temps de le faire», précise Renaud Gagné, directeur adjoint d’Unifor.

À la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), la compétitivité de l’industrie est la priorité sur laquelle tous les intervenants devraient travailler ensemble. La FCCQ salue la mise en œuvre du régime forestier, qui devra déposer des pistes d’amélioration pour 2014-2015.

«Il aurait été difficile pour l’industrie d’investir dans sa modernisation alors qu’elle traversait une véritable crise et qu’il lui était pratiquement impossible de lever des capitaux. Ce financement demeure difficile aujourd’hui. Le soutien gouvernemental constitue donc une bonne nouvelle», affirme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.

L’organisme propose trois solutions pour améliorer la compétitivité des entreprises forestières :

  • améliorer l’accès à la ressource en gérant l’approvisionnement par objectifs de production plutôt que par contraintes de production ;
  • assurer un approvisionnement plus efficace, stable et prévisible en révisant le système de mise aux enchères et en rendant publiques plus rapidement les informations relatives aux volumes d’approvisionnement et aux périodes de ventes de lots de bois ;
  • limiter le fardeau administratif imposé aux entreprises forestières.

À la Fédération québécoise des municipalités (FQM), l’annonce de quatre projets pilotes du ministère des Ressources naturelles (MRN) en janvier est très bien accueillie. «Innovateur, le concept de forêt de proximité doit permettre aux municipalités de prendre en charge leur avenir en misant sur les ressources de leur territoire», indique Serge Fortin, vice-président de la FQM.

Les projets pilotes sélectionnés seront limités à un maximum de 30 000 hectares. La FQM souhaite qu’aucune limite ne soit imposée de manière à mesurer le plein potentiel des forêts de proximité en permettant la réalisation de projets de toutes tailles.

Au cours du Rendez-vous national de la forêt québécoise, le gouvernement a déposé un cadre financier de 675 M$ sur trois ans. Pour l’avenir de l’industrie, le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) se montre optimiste face aux orientations du gouvernement.

«Nous sommes particulièrement satisfaits de la mise sur pied d’un forum stratégique, qui sera à même d’identifier les mesures les plus efficaces pour améliorer la compétitivité des entreprises québécoises issues de la filière bois», conclut André Tremblay, président-directeur général du CIFQ.

SAVIEZ-VOUS QUE ?

  • Le gouvernement a déposé un cadre financier de 675 M$ sur trois ans pour relancer l’industrie forestière ?

 

LIENS INTERNET:

  1. Ministère des ressources naturelles
  2. Unifor
  3. Fédération des chambres de commerce du Québec
  4. Fédération québécoise des municipalités du Québec
  5. Conseil de l’industrie forestière du Québec

 

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