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Chevrolet Corvette Stingray – La concurrence doit s’inquiéter

Avant le dévoilement de la nouvelle génération de la Corvette le 13 janvier 2013, dans le cadre du Salon de l’auto de Détroit, les rumeurs les plus folles ont circulé.

En effet, après que GM eut annoncé que le projet d’une Corvette à moteur central avait été abandonné faute de ressources financières, la plupart des sites internet laissaient entendre que le modèle C7 serait une version légèrement modifiée, empruntant la majorité des organes mécaniques de la version précédente, assortis de quelques variantes sur le plan esthétique (nom de code C6). On mentionnait un manque de fonds causé par les déboires financiers du constructeur pour expliquer la situation.

Mais les gens sont demeurés bouche bée lorsqu’on a dévoilé la nouvelle Corvette. Non seulement elle était totalement transformée sur le plan esthétique, mais en outre toute sa mécanique était nouvelle. S’il faut croire les ingénieurs, seulement deux pièces du modèle précédent ont été conservées.

Pour la première fois depuis longtemps, on avait sérieusement modifié la silhouette. L’équipe de développement était tellement contente qu’on a baptisé cette Corvette « Stingray », selon une appellation empruntée à des modèles légendaires.

Avant conservateur, arrière iconoclaste

Lorsqu’on regarde la nouvelle Corvette C7 de l’avant, on peut conclure que les changements sont modérés. Les phares de route et les feux à DEL modifient son apparence, mais pour le reste, on note une forte ressemblance avec le modèle précédent.

Il semble qu’on n’ait pas souhaité une transformation totale pour ne pas offusquer les inconditionnels de ce modèle. Une icône, ce n’est pas toujours facile à faire évoluer.

La section arrière est complètement transformée.

La section arrière est complètement transformée.

Mais on ne s’est pas gêné pour transformer complètement l’arrière. Les légendaires feux circulaires ont été remplacés par des feux rectangulaires jumelés.

De plus, on remarque quatre embouts d’échappement et un hayon qui s’intègre de façon beaucoup plus harmonieuse. Sur certains modèles, des prises d’air fonctionnelles sont intégrées aux parois latérales pour refroidir la transmission et le différentiel positionnés à l’arrière.

Il est difficile de critiquer cette transformation. Si, dans un autre ordre d’idées, vous faites partie des gens qui trouvent la Corvette très grosse, notez que ses dimensions sont, à quelques millimètres près, similaires à celles d’une Porsche 911 !

Le moteur V8 "Small block" de 6.2 litres produit 455 cheveaux.

Le moteur V8 « Small block » de 6.2 litres produit 455 cheveaux.

 

Le tableau de bord a été complètement transformé.

Le tableau de bord a été complètement transformé.

Toutefois, c’est le tableau de bord qui a connu la transformation la plus radicale. C’était auparavant l’élément le plus critiqué de cette voiture. On a ainsi mis les bouchées doubles pour corriger la situation.

Non seulement la présentation est moderne et d’une ergonomie exemplaire, mais en plus les matériaux choisis sont de très haute qualité. Les cadrans indicateurs sont, en fait, constitués d’un écran à cristaux liquides. Celui-ci propose un affichage différent selon le mode de conduite, sélectionné par un bouton placé sur la console centrale.

Cinq modes sont proposés : Weather, Eco, Tour, Sport et Track. Les trois premiers s’affichent sur un fond d’écran spécifique, à l’instar des modes Sport et Track qui, eux, comporte chacun un affichage exclusif.

Ça tient la route

Pas besoin d’avoir suivi l’actualité automobile pour savoir que le modèle précédent était une excellente voiture sport. Certains ont décrié son moteur V8 à soupapes en tête, mais ses résultats en piste les ont contredits.

Cette fois, on a conservé la même architecture technique, soit un châssis périphérique, le moteur V8 « Small block » de 6,2 litres et le positionnement de la transmission à l’arrière. Si on a opté pour la même recette, on a néanmoins utilisé des ingrédients différents. Le châssis périphérique est dorénavant en aluminium.

On a ainsi allégé la voiture de 45 kg, tandis que la rigidité a progressé de 54 %. Le capot et le panneau de toit sont en fibre de carbone, alors que plusieurs éléments de la carrosserie en composite et nanocarbone permettent de réduire le poids du véhicule. Le moteur est également tout nouveau, bien qu’on ait conservé la même cylindrée.

Il propose maintenant l’injection directe, la désactivation des cylindres et le calage variable des soupapes. Il produit 455 chevaux, ce qui permet de boucler le 0-100 km/h en quatre secondes environ. La boîte manuelle est à sept rapports et celle automatique, à six vitesses.

Ce modèle de Corvette présente des qualités mécaniques et dynamiques supérieures à celles des modèles précédents. Peu importe la route ou le circuit, la Corvette Stingray est en mesure de vous offrir une expérience de conduite très relevée et également très sécuritaire.

C’est de loin la meilleure Corvette de l’histoire, qu’on peut en plus bonifier en optant pour le groupe d’options Z51 qui comprend, entre autres, un carter sec, des rapports de boîte différents, une suspension modifiée et des pneus plus larges. C’est un incontournable… surtout pour moins de 3000 $ !

Vendue en bas de 53 000 $ dans sa version de base, c’est la meilleure aubaine dans la catégorie des sportives de très haute performance.

Jacques Bienvenue
Chroniqueur automobile

Liens vidéos:

  1. http://www.youtube.com/watch?v=2NjYGtxClsM
  2. http://www.youtube.com/watch?v=K1j76eXhhqY
  3. http://www.youtube.com/watch?v=_FoCaoeRdhA

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