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Des prévisions qui s’assombrissent pour 2012

En prenant connaissance des prévisions économiques et financières du Mouvement Desjardins pour 2012, les analystes de l’institution financière prévoient que le Québec connaîtra une croissance de 1,7 % cette année de son PIB réel, contrairement à 2,2 % comme l’indiquait le dernier plan budgétaire 2011-2012 du gouvernement du Québec.

Est-ce que les projections de nos politiciens étaient plus optimistes que prévues ou est-ce que la situation économique actuelle de la zone euro est venue complètement modifier le portrait économique ?

Toujours est-il qu’il est difficile de prévoir ce qui va se produire en termes économiques dans les prochaines années. Même en 2012. Le vent peut virer de bord à tout moment. Néanmoins, le Mouvement Desjardins estime que les perspectives sont aussi fragiles qu’elles ne l’étaient à l’été 2011. À son avis, quatre éléments lui font dire que 2012 ne sera pas de tout repos :

  • la confiance des ménages et des entreprises tarde à se rétablir;
  • les exportations stagnent;
  • les ventes au détail ne décollent pas;
  • le marché du travail est chancelant.

Desjardins justifie ses arguments par des hausses de la TVQ, de la contribution santé et de la taxe sur l’essence. Mais le principal problème demeurera les exportations internationales. La faiblesse de l’économie américaine, la récession en zone euro et la situation précaire dans le monde n’aideront en rien nos manufacturiers à produire davantage pour des fins d’exportation.

Il y a un an, Québec tenait un tout autre discours. Il soutenait que la confiance des ménages rebondirait, soutenu par un taux de chômage acceptable. Toujours selon son plan budgétaire 2011-2012, le gouvernement allait jusqu’à dire que la croissance des principaux partenaires économiques du Québec allait être au rendez-vous en 2012.

À mon avis, il faut que la crise de la zone euro soit résolue pour que la confiance revienne dans le monde. Tant que cette question ne sera pas réglée, les investisseurs attendront et la reprise se fera attendre.

Éric Pageau, éditeur

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