Accueil » Dossiers » Fer de lance de l’innovation québécoise

Fer de lance de l’innovation québécoise

Le Québec est reconnu mondialement comme une terre de savoir-faire, d’expertise et d’innovation. Dans plusieurs domaines, nos conceptions font leur marque à travers le globe.

Mais bien avant que nos produits innovants se pointent sur les marchés étrangers, des chercheurs auront consacré des milliers d’heures à développer, tester et analyser ces produits en devenir.

Selon les plus récentes données recueillies par le Ministère du Développement économique, de l’Innovation et des Exportations (MDEIE), les dépenses en recherche et développement atteignaient 4,095 G$ en 2008, alors qu’elles se chiffraient à 2,764 G$ en 1998, soit une hausse de 37,9%.

Ces données ne font référence qu’aux dépenses dites intra-muros et excluent donc les dépenses engendrées par des divisions étrangères d’entreprises québécoises.

Toujours selon les données fournies par la direction des communications du MDEIE, le secteur de la fabrication et le secteur des services génèrent chacun près de 50 % des dépenses de R-D intra-muros.

La R&D est intimement liée au cycle de vie du ou des produit(s) commercialisés par l’entreprise.

Pour le secteur de la fabrication, les sous-secteurs les plus importants sont les produits aéronautiques représentant 14,8 % du total et les produits pharmaceutiques pour 3,8 % du total.

Quant au secteur des services, les sous-secteurs dominants sont la recherche et développement scientifique (14,4 % du total) et la conception de systèmes informatiques et services connexes (7,4 % du total).

Incitatifs intéressants

Plusieurs mesures incitatives très avantageuses ont été mises en force par le gouvernement québécois depuis quelques années afin de favoriser la recherche et le développement.

Ainsi, pour la recherche et le développement effectués en entreprise, des crédits d’impôt de base entièrement remboursable correspondant à 17,5% des salaires versés au Québec et de 37,5% sur la première tranche de 3M$ de salaires de R&D par année pour une PME sous contrôle canadien sont disponibles.

Pour la R&D confiée en impartition, le gouvernement accorde un crédit d’impôt entièrement remboursable correspondant à 35% des dépenses admissibles.

Certains programmes plus pointus permettent aux entreprises privées québécoises des congés fiscaux fort intéressants. Par exemple, le congé fiscal pour chercheurs étrangers qui vise à faciliter le recrutement à l’étranger de chercheurs pour travailler à la mise en œuvre de projets d’innovation. De plus, cette mesure confère des avantages fiscaux aux chercheurs étrangers.

Cycle de vie

La R&D est intimement liée au cycle de vie du ou des produit(s) commercialisés par l’entreprise. Rendue à maturité, et sur des marchés saturés, l’entreprise se limite trop souvent à faire du sur place avec sa gamme de produits. Le développement de produit constitue donc l’une des seules avenues possibles afin de renouer avec la croissance.

Ces nouveaux produits passent inévitablement par la R&D. Décision stratégique, émanant de la haute direction ou du conseil d’administration, l’implantation d’un département de R&D incombe à l’entreprise et n’est issue d’aucun modèle précis.

Tout comme l’est celle de développer un département interne ou d’opter pour l’impartition. Dans certains cas, les ressources internes sont trop limitées et l’impartition se veut alors la solution la plus logique. Quelle que soit l’option retenue, l’entreprise peut trouver conseil auprès du MDEIE notamment en ce qui a trait au financement du projet.

Cette stratégie s’avère particulièrement invitante pour les entreprises en démarrage, avec des moyens financiers très limités.

Des firmes privées, spécialisées en crédit d’impôt pour la R&D, sont également accessibles à la grandeur du Québec, peu importe le stade de vie de l’entreprise.

Somme toute, l’entreprise industrielle a tout avantage à développer un département de recherche et développement ou, à tout le moins, opter pour l’impartition, si elle désire poursuivre sa croissance et bénéficier de crédits d’impôts alléchants. Le meilleur des deux mondes est à sa portée!

Saviez-vous que ?

  • Plus de 2G$ en crédit d’impôts ont été accordés au Québec seulement pour la R&D en 2010-2011 ?

 

Lien intéressant:

  1. http://www.stat.gouv.qc.ca/savoir/indicateurs/rd/dirde/dirde_courants.htm

 

Aucun commentaire.

Répondre