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BMW Série 5, La 535i : juste milieu

Au Québec, il est indéniable que le modèle BMW le plus populaire est celui de la Série 3. Par ailleurs, la berline de la Série 5 se rencontre moins souvent sur nos routes. Pourtant, il est important de souligner que ce modèle jouit d’une très grande diffusion un peu partout sur la planète.

Cela s’explique assez facilement, car ses dimensions sont plus importantes que celles de la Série3 et assurent  une meilleure habitabilité aux places arrière. Bien entendu, il y a des modèles de la Série 7, qui sont en fait des berlines de grand luxe et dont la diffusion, de par la nature même du modèle est limitée.

L’an dernier, les modèles de Série 5 de ce constructeur ont eu droit à une refonte complète. Cette fois, on a utilisé la plate-forme de la Série 7 pour l’adapter au modèle plus petit et donc plus agile. Il faut également souligner qu’on a profité de cette occasion pour lancer le Grand Turismo,  un hatchback cinq portes dont la silhouette est discutable.

Malgré tout, cette refonte mécanique et esthétique marque un pas en avant. Au chapitre de la présentation extérieure, force est d’admettre que cette voiture possède un impact visuel beaucoup plus pointu que celui de la génération précédente.

La 535i

Pour  instant, la Série 5 se décline en trois modèles différents. Il y a la 528i dont le moteur six cylindres en ligne produit 240 chevaux. À mon avis, c’est un peu juste. En haut de la gamme, on retrouve la 550i dont le moteur V8 4,4 litres turbocompressé  produit  400 chevaux.

Grâce à une technologie de pointe poussée, ce moteur ne consomme quasiment pas plus que le six cylindres   turbo de la 535 i d’une puissance de 300 chevaux. Mais il y a autre chose que les chevaux vapeurs  et les temps d’accélération. Le 550i vous permet de boucler le 0-100 km/h en 5,3 secondes tandis que la 535i boucle le même exercice en six secondes.

Mais en conduite, la présence d’un moteur plus lourd à l’avant propose un équilibre moins  intéressant que le six cylindres de la 535i. Soulignons au passage que tous les modèles sont dotés de boîte automatique à huit rapports.

Bref, en évaluant le rapport qualité-prix, les performances et l’agrément de conduite, il est certain que la 535i se veut une fort intéressante proposition.

Conduite raffinée, ergonomie discutable

Dès  qu’on prend place derrière le volant de cette BMW on est frappé par la qualité des matériaux et de l’assemblage mais également par la présentation quelque peu terne de la planche de bord. On a beau avoir remanié le tout, fait appel à des appliqués en bois, ça manque définitivement d’impact visuel.

Puis il  y a cette commande iDrive dont le maniement a été simplifié au cours des années mais qui serait capable de faire sacrer le pape selon certaines circonstances. De plus, le  levier de vitesse de la boîte automatique demande  un certain temps d’acclimatation. Il faut d’abord appuyer sur le bouton de déverrouillage du levier pour pouvoir enclencher les vitesses. En plus, pour mettre la transmission en mode P, il faut appuyer sur le bouton identifié par la même lettre. Ce n’est pas tellement intuitif.

Par contre, on est vraiment gâté au chapitre de la conduite. Le moteur est d’une douceur qui est similaire à celle d’une turbine, la boîte automatique passe les rapports de façon imperceptible  tandis que la direction est précise et son assistance bien dosée. Il est vrai que la suspension est un peu ferme, mais c’est le genre de voiture  qui nous permet de tourner le volant et elle s’occupe du reste.

Ce n’est pas la plus sportive des BMW, mais la 535i propose une bonne habitabilité, une silhouette classique, un excellent comportement routier et des performances impressionnantes. Il est difficile de demander mieux pour la catégorie.

Jacques Bienvenue
Chroniqueur automobile

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