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La forêt de demain : l’épine dorsale de la nouvelle bioéconomie

L’industrie forestière est appelée à renaître de ses cendres. Et dans un avenir très proche. Dans une étude de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) qui vient d’être publiée, on indique que le pays – le Québec jouant un rôle à l’avant-plan – pourrait devenir un leader en bioéconomie dans un marché évalué à 200 milliards de dollars.

L’étude, intitulée Le nouveau visage de l’industrie forestière canadienne démontre qu’il y aura toujours une demande pour du bois d’œuvre et de la pâte à papier.

Toutefois, les nouvelles usines intégrées permettant de tirer le plein potentiel des arbres, sont la voie de l’avenir.

« Plusieurs de ces nouveaux produits, comme les produits biochimiques et les bioplastiques, remplaceront des matériaux fabriqués à partir de combustibles fossiles. Contrairement à ces combustibles, les arbres sont renouvelables et font partie du cycle de la nature. Cela signifie aussi moins d’arbres qui procurent une valeur plus grande et pratiquement aucun déchet. Tout compte fait, extraire des biomatériaux de nos vastes ressources forestières sera un avantage concurrentiel incroyable pour le Canada », indique le président-directeur général de l’APFC, Avrim Lazar.

Variétés de produits

Allons voir de plus près les multiples possibilités qu’offre l’industrie forestière aux divers secteurs d’activités industriels. Ainsi, une usine traditionnelle pourrait intégrer des bioraffineries produisant des carburants, des plastiques et des produits chimiques renouvelables pour les industries pharmaceutique et alimentaire. Et tout ceci générant de l’électricité pouvant alimenter des réseaux. L’installation produirait peu, ou pas, de déchets mais davantage de revenus.

Dans le secteur du vêtement, le bois pourrait être traité de façon à produire des fibres dont les propriétés se prêtent à la fabrication de textiles comme la rayonne. Cette nouvelle technique permettrait de réduire les approvisionnements en coton.

Dans le secteur du pneu, la lignine – substance organique qui cimente les fibres de bois –  est considérée comme un matériau de remplacement pour le noir de carbone. Une approche à considérer pour des pneus plus écologiques.

Dans le secteur du biopharmaceutique, les composés bioactifs présents dans les plantes pourraient mener à de nouveaux produits pharmaceutiques et autres bioproduits économiquement viables. Selon l’étude, l’écorce d’un arbre joue un rôle prépondérant dans ses qualités antitumorales du paclitaxel, un composé bioactif d’abord isolé dans l’écorce de l’if occidental.

Développer un tel créneau, note le rapport, a un énorme potentiel commercial. Grâce à de nouveaux médicaments issus de cette technologie permettrait de guérir plus de gens.

« Nous avons maintenant la technologie pour convertir la fibre de bois en bioproduits innovateurs et de grande valeur, notamment en matériaux composites, en produits chimiques spéciaux et en bioénergie. Nous sommes déterminés à conserver notre rôle de premier plan pour mettre en application et commercialiser des nouveaux bioproduits », conclut Pierre Lapointe, président et chef de la direction de FPInnovations.

Saviez-vous que ?

  • Les bioplastiques sont issus de produits forestiers biodégradables;
  • Grâce à la bioéconomie, on évalue de 10 à 14 le nombre de nouveaux médicaments d’ici 2015;
  •  Les nouvelles technologies vont permettre aux essuie-tout de détecter un comptoir contaminé !

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