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Les Laurentides confirment à nouveau leur leadership dans le matériel de transport

Qu’ils soient considérés précieux ou non, les métaux constituent une valeur extrêmement volatile sur le marché boursier. La crise financière née au cours des dernières semaines n’a pas aidé à stabiliser la valeur des minéraux. Non seulement la bourse prend des allures de montagnes russes, mais le dollar canadien est tantôt fort, tantôt faible par rapport au billet vert américain.

La grande région des Laurentides et de l’Outaouais fait plus que tirer son épingle du jeu dans l’industrie des matériaux de transport. À commencer par l’aéronautique, les Laurentides constituent un important centre industriel contribuant à faire de l’industrie canadienne du matériel de transport, le plus important secteur de l’industrie de la fabrication mécanique et l’un des plus importants secteurs industriels du Canada.

Le marché de plus de 30 milliards de dollars au Québec est en grande partie occupé par des entreprises montréalaises. Au nord, dans les Laurentides, l’usine de Bombardier agit en centre d’attraction, les plus petites entreprises décidant de se greffer à un centre manufacturier et de haute technologie déjà dynamique, malgré les soubresauts de l’économie mondiale.

«Ce sont les autres entreprises qui s’installent près de notre usine de Mirabel pour profiter de cette dynamique», explique Isabelle Rondeau depuis le siège social de Bombardier, à Montréal.

En 2006, le géant du transport annonçait le licenciement du quart de ses employés de Mirabel, soit 485 personnes. Un an plus tard, les mises à pied ont pris fin et le carnet de commandes s’est remis à se remplir, avec la production des jets régionaux augmentée de 50 à 57 avions par année, permettant le rappel éventuel de certains employés.

Ailleurs dans l’aéronautique, Bell Helicopter Textron, le plus grand manufacturier d’hélicoptères au monde, emploie 2 300 personnes à son usine de Mirabel.

Sur la carte du monde, Mirabel fait partie de la grande région montréalaise. À l’échelle nationale, Mirabel est reconnue comme étant la capitale industrielle des Laurentides. Pour l’ensemble du pays, le secteur du matériel de transports a un marché total de plus de 110 milliards de dollars, soit près de la moitié de toute l’industrie des produits mécaniques. Ce sont plus de 2 500 entreprises, employant près de 200 000 travailleuses et travailleurs (dont 80% sont reliés à la production) qui composent cet important secteur industriel.

De gros clients

À St-Eustache, dans les Laurentides, Nova Bus assemble des autobus de transport en commun avec ses 500 employés. Sa porte-parole, Nadine Bernard, explique que les municipalités du Québec sont les meilleurs clients de l’usine.

«Les grandes villes du Québec (Québec, Montréal, Gatineau) font l’achat d’autobus pour leurs réseaux de transport en commun. Ils s’unissent pour obtenir de meilleurs prix en achetant ensemble, obtenant ainsi un prix de gros».

Les récentes hausses du prix du pétrole ont changé la donne dans le transport en commun, qui a enregistré une augmentation de l’achalandage au cours des derniers mois.

Nova Bus a obtenu le contrat de la Société de transport de Montréal, en décembre dernier, pour construire 410 nouveaux autobus qui remplaceront ceux qu’elle avait achetés en 1996.

Dans le transport routier, une entreprise de Mont-Laurier, au nord de l’Outaouais, fabrique du sur-mesure. Le concessionnaire Camion Freightliner Mont-Laurier, assemble autant de camions à 18 essieux que des véhicules de moindre gabarit servant au transport de marchandises.

Une entreprise semblable existe dans les Laurentides, soit Paccar, un manufacturier de tracteurs et de camions Kenworth, localisé à Ste-Thérèse.

En ce qui a trait à l’industrie ferroviaire, Industrie Canada parle d’un marché de 2 milliards de dollars pour le Québec, un marché concentré à Montréal, suivi des Laurentides et de la Montérégie. Encore là, Bombardier, avec sa division Transports, emploie la moitié des 5 220 personnes reliées à l’industrie.

Formation

Si le secteur de l’automobile connaît des difficultés partout dans le monde, les Centres de formation professionnelle continuent de recruter dans les programmes, comme celui de la mécanique automobile et d’entretien de véhicules lourds.

Le Centre de formation professionnelle de l’Outaouais, à Gatineau, propose le diplôme d’études professionnelles (DEP) en mécanique automobile et de véhicules lourds. Le même programme est offert à St-Jérôme, dont le Centre de formation offre aussi le DEP en carrosserie, en vente de pièces mécaniques et en esthétique automobile.

L’École d’enseignement technique Paul-Gérin-Lajoie ajoute le DEP en mécanique d’engins de chantier, de véhicules légers, en mécanique diesel et en remorques et camions. «Notre but est d’assurer un lien avec la demande du marché du travail. On remarque une certaine pénurie de main-d’œuvre dans ces domaines», fait remarquer la directrice adjointe aux services aux entreprises de l’école, Diane Lachance.

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