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Cuisines gaspésiennes à Matane: Cap sur l’économie d’énergie

Les Cuisines gaspésiennes à Matane, spécialisées dans la transformation de la viande de porc et les produits de charcuterie, mettent l’emphase sur l’économie d’énergie pour améliorer sa position concurrentielle. Le développement de nouveaux marchés dans les provinces maritimes s’est révélé un succès depuis un an pour l’entreprise fondée en 1981.

«Nous avons agrandi l’usine depuis 2007 ainsi que les équipements pour améliorer nos technologies de production. On sera prêt dès que l’économie va reprendre pour répondre à la demande», a expliqué Enrico Carpinteri, directeur général des Cuisines gaspésiennes dont l’usine de 35 000 pieds carrés est située dans le parc industriel de Matane.

«En 2009, de nouveaux produits seront fabriqués, d’autres secteurs que nous avons mis de côté seront à nouveau explorés pour augmenter nos parts de marché. Le progrès sur le marché des provinces maritimes ralentit nos pertes sur le marché américain en récession. En Europe, le marché ressemble à du protectionnisme déguisé. Les Asiatiques achètent des pièces de porc frais que de produits transformées».

Une trentaine de produits (creton, jambon, viandes tranchées, salami, roulé de porc, pepperoni…) sont principalement distribués en Amérique du Nord. Ces dernières années, la moitié de la production était exportée aux États-Unis.

Le fondateur

L’aventure du fondateur de l’entreprise, Tony Carpinteri, a commencé à Matane en 1972 avec l’acquisition du restaurant Italia Pizzeria. La transformation des produits du porc a débuté en 1981 avec trois employés dans une usine de 1 200 pieds carrés. Aujourd’hui, l’entreprise Les Cuisines gaspésiennes transforme en pointe dans les 12 millions de livres de viande annuellement et emploie plus d’une centaine de travailleurs.

Économie d’énergie

Un investissement de 150 000$ pour brûler le gras de porc fera économiser à l’entreprise, une somme de 100 000$ par année en coût d’énergie, sans compter les effets bénéfiques sur l’environnement! La PME récupère le gras de porc de son usine qui auparavant était remis gratuitement à une entreprise de la région de Québec.

«Nous voulons produire au cours de l’hiver de la vapeur pour cuire nos produits et pour chauffer l’eau de lavage. On va ainsi éliminer 100% de notre consommation de mazout», souligne Enrico Carpinteri, directeur général de l’entreprise qui transforme, chaque semaine, 125 000 kilogrammes de porc qui génèrent 1 800 litres de graisse.

Une autre opération d’économie d’énergie sera mise en œuvre, soit la récupération de la chaleur expulsée par les systèmes de réfrigération. «Nous avons un projet pour récupérer cette chaleur pour chauffer notre eau sanitaire. On est à la recherche constante de nouvelles solutions pour améliorer notre efficacité énergétique»…

Le transport des matières premières à Matane et l’envoi des produits transformés de l’entreprise par camionnage sur les grands marchés a été le coût de production qui a le plus augmenté dans cette entreprise ces dernières années. «Nos compétiteurs sont des géants. Nous sommes le plus petit des plus gros et le plus gros des plus petits. Pour le marché américain et faire face à la montée du dollar canadien, nous avons dû nous diversifier vers des produits haut de gamme. Nous insistons sur la qualité de nos produits pour faire face à la compétition»…

La transformation des produits alimentaires est une vocation chez les Carpinteri. Le fondateur des Cuisines gaspésiennes, retiré des opérations depuis plusieurs années, Tony Carpinteri s’est lancé dans une autre entreprise du domaine alimentaire: la culture de la vigne et l’embouteillage de vins. La jeune maison vinicole produit quatre vins rouges (Éole, Réserve familiale, Classico…), un vin blanc (Stella Mia) et un rosé.

«Nous pouvons acheter 50% de raisins si au cours d’une année notre récolte est moins bonne. En Europe, les vignobles achètent aussi du raisin. Il y en a qui sont gênés de le dire. Moi, pas. Ma spécialité est le vin rouge où nous avons quatre vins distincts du type chianti. Toutes mes levures et mes enzymes sont importés d’Italie. Au Québec, on peut faire de bons vins de table, mais il est impossible de faire des grands crus et des vins de garde avec les cépages et la température que nous avons».

 Une salle de 120 places au deuxième étage de l’édifice central du vignoble – avec la face maritime de la station balnéaire de Sorrento au sud de l’Italie – accueille mariages et fêtes en tout genre. Et comme projet, un centre de vinothérapie…

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