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L’Internet ami ou ennemi du vendeur?

Il peut être l’un ou l’autre et Dieu sait si les opinions divergent à ce sujet.

Personne ne peut cependant ignorer l’influence qu’elle a dans un processus d’achat et qui s’accentue de façon vertigineuse. À titre d’exemple, 35% des inscriptions à nos séminaires se font sur Internet dont le tiers en dehors de nos heures de travail sans qu’on ait à intervenir.

Quelle valeur donnez-vous à la référence qu’un vendeur vous refilera pour un service ou un produit complémentaire qu’il ne peut vous offrir lui-même, mais qui vous sauve du temps en plus de vous rassurer dans votre démarche?

Dans certains cas, l’Internet remplacera certains vendeurs dont le travail se limitait à la prise de commandes, mais le client sera privé de l’opportunité d’être informé des nouveautés, des promotions en cours et encore plus souvent des ventes complémentaires ou croisées qu’il devrait convoiter.

De plus, la relation qui s’établissait entre l’acheteur et le vendeur au cours des rencontres ou des nombreux contacts téléphoniques était susceptible de favoriser des échanges d’informations qui étaient souvent la base de collaboration sous diverses formes.

Il est amusant d’entendre les gens d’affaires parler de «valeur ajoutée» comme si c’était l’invention du siècle mais sans le définir, ce qui équivaut à un slogan, une espèce d’Aspirine ou même un mythe. Comment appelait-on ça lorsqu’en réservant une chambre d’hôtel on vous avisait qu’il y avait une disponibilité pour une chambre de meilleur niveau au même prix?

Comment appelait-on ça lorsqu’on nous faisait penser de réserver immédiatement nos chambres pour des évènements futurs parce qu’un congrès serait tenu à cette date et qu’une certaine rareté était à prévoir?

Comment appelait-on ça lorsqu’en réservant une annonce dans un journal, on vous proposait 3 annonces au prix de deux, à condition de respecter un certain échéancier ou un cahier spécial plus approprié à notre besoin?

Comment appelait-on ça lorsqu’on commandait un item sur le point d’être discontinué et qu’on nous recommandait d’y aller avec de plus grandes quantités ou encore, d’opter pour une alternative appropriée?

Quel mot du dictionnaire illustrait le mieux le travail du vendeur qui lors d’une urgence se chargeait d’emprunter de la marchandise ailleurs pour nous accommoder, en plus de s’occuper de nous le faire livrer par des moyens inhabituels?

Comment appelions-nous le fait qu’un vendeur recommande un fournisseur pour des articles ou des services qu’il ne pouvait nous procurer?

Il est évident que l’Internet a modifié le comportement de l’acheteur tout en facilitant le travail des entreprises.

Quelle note donnez-vous au vendeur qui vous recommande un produit différent, plus complet, plus économique, plus performant ou mieux adapté à votre situation que ce que vous vous apprêtiez à acheter?

Combien de temps ou combien de fois auriez-vous regretté cet achat en plus d’en subir les inconvénients et les conséquences? Il n’est pas question de condamner l’évolution que nous offre l’Internet, mais en tant qu’entreprise, on ne peut ignorer ces éléments de réflexion.

En remplaçant un outil par un autre, on prive parfois nos clients de services qu’ils appréciaient et qu’ils devront peut-être regarder ailleurs pour les obtenir à notre détriment.

Vous pouvez joindre M. Roger St-Hilaire au (418) 626-7498

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