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Puissance MVA vous donne le pouvoir… électrique

En 1991, Marc Hadid met sur pied sa propre entreprise qui voit à la conception détaillée, la fabrication et la fourniture de sous-stations de lignes de distribution et de transmission de 2,4 kV (2 400 V) à 765 KV (765 000 KV).

Cet ingénieur électrique a d’abord travaillé comme consultant. C’est en regard des besoins qu’il a constatés auprès des divers intervenants qu’il a eu l’idée de créer MVA. L’entreprise conçoit, clés en main, des systèmes électriques pour les industries et les entreprises. Les municipalités, les entrepreneurs de même que les ingénieurs font aussi appel à ses services. MVA prépare donc des entrées électriques pour toutes sortes de clients.

« En fait, explique Marc Hadad, on part du poteau d’Hydro jusqu’à la salle électrique du client. » MVA oeuvre aussi comme représentante pour les divers produits avec lesquels elle travaille.

Depuis 1993, MVA a ses bureaux à L’Assomption, près de Montréal. Huit personnes, dont trois ingénieurs, occupent les 3 bâtiments de la rue Saint-Étienne. L’ensemble de la production et de la réalisation physique des projets est donné à des sous-traitants. Plusieurs des projets réalisés par l’équipe de MVA sont en lien avec des entreprises qui agrandissent ou qui ont besoin de modifier la puissance électrique qu’elles utilisent. Les clients qui croient payer une facture d’électricité trop élevée peuvent aussi faire appel à eux. Par l’entremise notamment d’un système de « correcteur de facteurs de puissance », il serait possible de baisser une facture d’environ 10 % à 20 %.

« Ce système est efficace en particulier dans les usines où il y a beaucoup de moteurs. Cela permet de balancer et d’optimiser les besoins en énergie », affirmait M. Hadid. Mais les interventions de MVA peuvent être très variées. Ils ont récemment modifié une pièce dans une entreprise qui fonctionne 24 h sur 24. Les techniciens n’avaient que quelques heures, un dimanche, pour remédier à la situation.

Éolienne et mini-centrale, des projets en devenir

Depuis quelques années, M. Hadid voit poindre un nouveau type de clientèle. Les demandes pour des installations éoliennes ou pour la réalisation de mini-centrales électriques sont de plus en plus fréquentes. « On sentait cela venir, explique l’ingénieur, sans savoir vraiment quand ça allait partir. » Encore ici, plusieurs types de clients font des demandes.

Certains ont des chalets dans des endroits très éloignés. Tellement, que les services d’Hydro-Québec ne sont pas disponibles. Dans cette situation, on demande l’installation d’éoliennes ou encore d’énergie solaire qui fait en sorte que, même éloignés de la civilisation, les chalets peuvent avoir les avantages de l’électricité.

Les éoliennes sont aussi en demande auprès de propriétaire de ferme qui ont de grands espaces et qui veulent les mettre à efficience.

Dans ce cas, comme dans celui de certains entrepreneurs, c’est une question de fiabilité qui amène à faire le choix d’installer un système « parallèle » à celui d’Hydro-Québec. « On évite les coupures de courant comme il y en a eu récemment dans la région (NDLR : dans Lanaudière certaines résidences ont récemment été privées d’électricité pendant plusieurs jours) et on évite aussi les génératrices. »

Certaines personnes trouvent ainsi très pratique de ne pas avoir mis tous leurs oeufs dans le même panier. La technologie d’aujourd’hui permet même de pouvoir compter sur trois apports de puissance différents : les lignes de distribution d’Hydro-Québec, l’éolienne de même que le solaire. « On aide les clients à réaliser leur projet », d’expliquer M. Hadid. Avec cet apport de puissance, « certains vendent même de leur électricité à Hydro », lance Marc Hadid, un sourire en coin.

L’exportation compte pour 20 % du chiffre d’affaires

Les réalisations de MVA sont nombreuses. Autant pour des entreprises comme Alcan, Domtar, Hydro-Magog, New Brunswick Power. Mais une partie non négligeable, – environ le cinquième de son chiffre d’affaires – est réalisé avec l’extérieur du pays.

L’entreprise de L’Assomption travaille beaucoup avec les compagnies d’utilités publiques dans plusieurs pays. Qu’il soit question de sous-stations de 110 kV et 69 Kv en République dominicaine, de l’éclairage de rue pour la Guinée ou sur un projet d’électrification rurale au Sénégal-M’Bur, le savoir-faire québécois a fait sa marque un peu partout autour de la planète.

Quand on parle d’avenir, Marc Hadid souligne que les projets ne manquent pas sur les tables à dessin. « L’électricité, c’est l’infrastructure du pays. Si on veut travailler, ça prend de l’énergie », conclut M. Hadid.

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