Accueil » Dossiers » Une industrie qui ne connaît pas de temps mort

Une industrie qui ne connaît pas de temps mort

En dépit des hausses successives du prix des métaux sur le marché mondial, le rythme de la transformation de ces derniers se poursuit rondement.

Seulement au chapitre de l’industrie de première transformation au Québec, on estime à 31 200 le nombre d’emplois engendrés par ce secteur, dont 13 500 dans la production d’alumine et d’aluminium, selon les dernières données recueillies par le Comité sectoriel de main-d’oeuvre de la métallurgie du Québec, dans son rapport annuel de 2005.

Plus en détail, on révèle que les 146 établissements que comprend ce réseau affichent un chiffre d’affaires de 14,9 milliards de dollars de livraison. Quant au traitement des métaux légers, il mobilise plus de 5 000 travailleurs au Québec, selon le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation.

Au total, 75 entreprises spécialisées dans la mise en forme de l’aluminium et du magnésium approvisionnent les secteurs du transport, de l’aérospatiale et des télécommunications.

Selon le même ministère (tiré du Calepin, mai 2006), au niveau du classement mondial pour les produits québécois exportés, l’aluminium et les alliages bruts se classaient, en 2003, bons premiers avec une part de 14,7%, pour une valeur de 4,4 milliards de dollars.

Pour 2005, dans la catégorie des principaux produits exportés vers l’étranger, l’aluminium sous forme brute atteignait une valeur de 4,5 milliards de dollars, soit 6,4% des exportations totales du pays.

Attention aux réserves cependant

Mais à l’échelon canadien, on remarque que les réserves minérales diminuent. À la suite de ce constat, l’Association minière du Canada, dans son rapport annuel publié en 2005, déclarait que «Le Canada ne peut espérer maintenir sa prospérité actuelle dans les marchés mondiaux férocement concurrentiels, à moins de se doter de politiques plus avisées et mieux focalisées. L’industrie minière mène ce processus en favorisant la collaboration entre les gouvernements, les entreprises et les établissements de recherche».

C’est une démarche à laquelle adhère également le Centre de recherche industriel du Québec (CRIQ) qui, au fil des dernières années, a développé une expertise de pointe dans le secteur de l’aluminium. À ce sujet, les sociétés d’électrolyse, les centres de produits anodiques, les centres de coulée et de production d’alumine, font appel au CRIQ pour le développement d’équipements de contrôle de qualité pour l’inspection des feuilles, la détection des défauts, l’inspection des anodes et le monitoring des procédés de laminage de l’aluminium.

L’influence de l’Asie

Pendant ce temps, les entreprises doivent composer avec des prix de plus en plus élevés pour leurs métaux transformés. M. Camil Potvin, propriétaire de Métal Potvin à Québec, affirme que cette tendance s’est particulièrement fait sentir au printemps dernier.

«Le prix des métaux a connu une hausse assez importante, mais comme notre marché est situé dans le secteur de la construction, plus particulièrement celui de la ventilation, notre chiffre d’affaires est resté stable. Nous devrions cependant essuyer un certain ralenti jusqu’en décembre».

C’est à l’industrialisation de la Chine que l’on doit cette demande de matières premières sans précédent, une pénurie qui donne lieu à une hausse du prix des matériaux, allant de l’aluminium jusqu’au zinc.

Quant à la consommation intérieure, elle est croissante au Canada, notamment en ce qui concerne le marché de l’acier. Industrie Canada révèle que les données pour janvier 2006 indiquent que la consommation intérieure apparente (CIA) a connu une croissance de 18,5%, pour s’élever à 1 649 million de tonnes métriques.

Au cours de cette même période d’un mois, le volume des importations canadiennes a augmenté de 23,1% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 890 000 tonnes.

Aucun commentaire.

Répondre