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L’épargne oubliée…. Les temps changent !

Canada est passé de 13 % du revenu disponible à 2 % en 2004 pour se retrouver en territoire négatif en 2006 i. e. qu’en moyenne un contribuable canadien dépense plus qu’il ne gagne au cours de l’année.

Qu’est-il donc advenu de cette bonne habitude qui consiste à mettre de côté une petite partie de ce qu’on gagne en prévision de périodes plus difficiles ?

Les petits cochons sont disparus des tablettes pour faire place au plastique : certains en sont arrivés à juger de leur sécurité financière en fonction de l’ampleur de la marge de crédit qui leur a été consentie par leur institution financière.

On voit de plus en plus de diplômés universitaires se voir remettre une marge de crédit dans les six chiffres avec leur diplômes. Sont-ils tous vraiment en mesure de gérer cette responsabilité et possèdent-ils tous le niveau de discipline nécessaire pour ne pas se retrouver piégés financièrement ? Les résultats nous indiquent le contraire : de plus en plus de jeunes professionnels et de jeunes couples déclarent faillite.

Le crédit est un outil mal connu des consommateurs et particulièrement des jeunes: plusieurs études en font foi.

Voici une comparaison simple pour démontrer la différence entre la décision d’acheter à crédit versus régler au comptant un bien non nécessaire : la piscine à 3000 $

Le coût réel du crédit dans cet exemple ( incluant l’impact fiscal ) s’élève à 1773 $ soit 59 % du prix d’achat. Et ce pour un bien qui est loin de s’apprécier avec le temps.

L’utilisation mal planifiée du crédit conduit à l’esclavage financier…

et le prix à payer pour recouvrer la liberté financière se traduit souvent par une visite chez le syndic et le retour à la case départ. Les impacts autres que financiers peuvent être dévastateurs pour la famille en ajoutant aux difficultés déjà existantes un stress supplémentaire qui s’avère dans bien des cas un obstacle impossible à surmonter.

Comment savoir si on est surendetté ?

Voici 3 indices :

  • Lorsqu’on a plus de 4 sources de crédit autorisé
  • Lorsqu’on dépense plus de 25 % de son revenu brut au crédit à la consommation
  • Lorsqu’on dépense plus de 50 % de son revenu brut au crédit à la consommation et au paiement de l’hypothèque

Le plaisir de l’épargne

L’habitude de l’épargne, en contrepartie, s’intègre bien dans un plan financier à long terme ; en choisissant d’épargner méthodiquement, on acquerra une meilleure discipline lorsque viendra le temps de faire des achats discrétionnaires. Psychologiquement, il est beaucoup plus difficile de sortir 3000 $ de son compte d’épargne que de signer un bordereau de carte de crédit. Parce que le fait de sortir 3000 $ de son compte de banque nous force à remettre en question tous les petits efforts fournis pour accumuler le capital, une réflexion de plus dans le camp de la bonne gestion.

Pour plusieurs, épargner est synonyme de se priver ; rien n’est plus loin de la réalité. Il a été prouvé hors de tout doute que le fait d’épargner au moins 5 % de ses revenus n’affecte en rien le niveau de vie d’un individu ou d’une famille. En fait c’est plutôt le contraire qui se produit ; on a constaté une amélioration du niveau de vie.

De plus en épargnant vous pourrez profiter de ce qu’Einstein appelait la plus grande invention de tous les temps : l’Intérêt Composé.

Vous pouvez joindre M. Michel Roy du Groupe Action Financière au
(418) 624-0850 ou par courriel au mroy@gaf.qc.ca

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