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Des recherches scientifiques au service d’une meilleure alimentation

Saviez-vous qu’à St-Hyacinthe, au Centre de recherche et de développement sur les aliments (CRDA), plusieurs scientifiques font de la recherche et du développement pour aider les producteurs à améliorer leurs techniques et leurs diverses opérations ?

Le CRDA est l’un des nombreux pôles de recherche au pays, car les divers gouvernements y consacrent 600 M $ par année pour assurer que l’industrie alimentaire respecte l’environnement tout en permettant aux producteurs de mettre au point les techniques nécessaires pour offrir une alimentation saine aux consommateurs.

Déshydratation osmotique

Au CRDA, plusieurs technologies sont mises au point chaque année. Celle qui retient l’attention est le séchage de la canneberge. L’objectif est de rendre ce petit fruit plus savoureux et meilleur au goût. En fait, il s’agit de la technique de déshydratation osmotique, c’est-à-dire un procédé qui permet de conserver la propriété de la canneberge en la séchant, sans y ajouter trop de sucre ou d’agent de conservation.

La même technique est utilisée aux bleuets. Une fois déshydratés, ces petits fruits peuvent ainsi être ajoutés aux céréales, dans les barres tendres et les mélanges à muffins.

Après nos voisins du Sud, le Canada est le deuxième producteur mondial de canneberges. Au Québec, il s’agit d’un marché de 75 M $ annuel.

Fermentation

Le transport de fruits et légumes comporte souvent des problèmes tels les bactéries et la fermentation. Pour solutionner le problème, les producteurs font appel à la réfrigération. Mais il y a mieux. Les chercheurs du CRDA ont réussi à mettre au point une technique visant à stabiliser l’état d’un aliment durant son transport.

Cette nouvelle technologie empêche le gonflement des aliments et ne nécessite plus la réfrigération.

Pesticides

Pendant ce temps, au ministère fédéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, des travaux informatiques sont en cours pour une meilleure utilisation des pesticides. L’objectif est de réduire au maximum ces produits chimiques en faisant appel aux facteurs agro-environnementaux.

Dès que les recherches auront abouti sur des résultats significatifs, les pesticides n’auront plus leur place ou presque.

Et non seulement l’environnement en sortira-t-il gagnant, mais le producteur verra ses coûts diminuer de façon significative.

Que ce soit au ministère fédéral de l’Agriculture, au Centre de recherche et de développement sur les aliments de St-Hyacinthe ou au Centre de recherche agroalimentaire de Lennoxville, le but est le même : donner les outils nécessaires aux producteurs pour qu’ils puissent mieux produire et répondre aux demandes des consommateurs.

Le respect de l’environnement, la production d’aliments de qualité et le bien-être des animaux sont les trois critères essentiels sur lesquels reposent les recherches scientifiques. Et ces travaux doivent aboutir sur une économie d’échelle appréciable à la fois pour le producteur et le consommateur.

Dans le cadre des accords de Kyoto et de Rio sur la protection de l’environnement, les chercheurs doivent à présent conjuguer non seulement sur les besoins d’ici, mais également sur de nouvelles priorités de recherche qui ont été ajoutées.

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